Boutique Biologiquement.comCouple mixte franco-israélien – Questions pratiques

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Vous avez rencontré un Israélien (ou une Israélienne) et c’est le grand amour, le seul hic c’est que vous devenez maintenant un couple mixte et qu’à partir de maintenant les réponses à des questions simples tel que : « Dans quel pays habiter ? », « Quelle langue parler à la maison ? » ou « Quelles fêtes religieuses fêter ? » n’amène pas forcément des réponses évidentes. Chaque couple trouve sa solution et doit se justifier face à son entourage…
Ce blog est né d’une volonté d’explication de ma nouvelle vie à ma famille et depuis sa création je reçois régulièrement des témoignages de couple mixte qui se posent les même questions que moi au moment où j’ai décidé de faire ce grand saut : venir habiter en Israël. Ce post reprend les réponses que je leur ai donné tiré de mes expériences et de mes rencontres avec d’autres couple mixte en Israël, les israéliens sont définitivement très séduisant !
La rencontre
J’ai rencontré mon amoureux israélien dans un bar alors qu’il habitait en France après son service militaire, un classique ! Je ne compte plus les couples que je connais ici qui se sont rencontrés dans des situations simulaires aux quatre coins du monde (souvenez vous les israéliens voyagent énormément, aux Etats-Unis et en Thaïlande en particulier).
Nous avons été chanceux d’avoir pu habiter ensemble quelques années à Paris avant de faire le grand saut, d’autres n’ont pas eu cet période d’essai et sont venus directement rejoindre leur amoureux ou (plus rarement) leur amoureuse en Israël après quelques voyages et de longs mois de relation à distance, bravo !!

Habiter en Israël
Le pays a des tas de bon cotés dont le climat méditerranéen et la proximité de la mer ne sont pas des moindres… Néanmoins ce qui préoccupe tout le monde avant de venir s’installer, c’est la langue, les papiers et bien sûr le travail.
Apprendre l’hébreu n’est pas chose aisée, heureusement les cours à l’Ulpan ne sont pas cher et presque tout le monde parle anglais en Israël (même si j’aurais certainement appris plus vite l’hébreu si j’avais été obligée de le parler tous les jours…).
Ce n’est jamais une partie de plaisir d’affronter une administration pour obtenir un permis de séjour, où que ce soit, en Israël aussi, ce n’est pas rare de faire la queue ou de devoir revenir. Néanmoins comme vous serez avec un israélien votre situation sera relativement « simple », si vous êtes marié cela le sera encore plus et si vous avez habité ensemble précédemment cela se passera sans aucun problème. Il faudra simplement tout prouver avec tous les documents possibles : actes de mariage, factures, loyers, photos de famille, lettre de recommandations, ils sauront tout sur votre vie ! Et en échange vous recevrez un permis de travail pour 6 mois/1an ou, si vous êtes marié, un permis de séjour, l’assurance maladie et la nationalité au bout de 4 ans.
Pour ce qui est du travail tout dépend de votre métier d’origine, ce n’est pas toujours évident d’exercer son métier dans une langue étrangère. Mais Israël étant, par obligation, un pays tourné vers l’étranger, l’Europe et les Etats-Unis en particulier, de nombreuses opportunité de travail existe dans plusieurs domaines : la « Silicon Wadi » a les yeux tournés vers la « Silicon Valley », des touristes arrivent du monde entier pour visiter la terre sainte ou faire la fête à Tel Aviv et la communauté française, de plus en plus importante, amène aussi quelques opportunités de travail en français !

La question du mariage
C’est une question plus délicate qu’il n’y parait pour une simple raison, le mariage civil n’existe pas en Israël. Alors si les deux partenaires ne sont pas de la même religion, ce qui est souvent le cas pour les couples mixte se pose la question du lieu où se marier.
Nous nous sommes marié en France avant de venir et c’est, de loin, la solution la plus facile que je connaisse et qui nous a largement facilité les démarches pour les papier en Israël. Nous habitions à Paris et les démarches administratives se sont révélées assez simple, quelques papiers traduits par un traducteur certifié et 15 minutes à la mairie et nous étions marié ! La fête a eu lieu 2 ans plus tard en France, une bonne occasion pour moi de revoir toute ma famille dont je suis si éloignée et d’offrir un week-end en France à nos invités venus d’Israël.
Si vous n’êtes pas prêt tout de suite, pas de problème ! Vous pourrez toujours vous marier plus tard en France, relativement facile si vous êtes originaire d’ne petite commune, ou à Chypre comme de nombreux israéliens qui cherchent à échapper au mariage religieux.

La question de la conversion
Souvent (pas toujours) les couples mixte franco-israéliens ne sont pas de la même religion. A priori ce n’est pas très grave dans notre société de plus en plus laïcisée et c’est vrai qu’au quotidien cela ne change pas grand chose. C’est même plutôt un avantage quand arrive les fêtes, Pessah en Israël et Noël en France, vous ne manquerez jamais une fête importante dans votre famille !
Le problème de la religion peut néanmoins se poser au moment du mariage (voir ci-dessus) ou d’avoir des enfants. En effet dans la religion juive c’est la mère qui transmet la religion donc même si vous habitez en Israël, élevez vos enfants comme des israéliens, qu’ils parlent hébreu et célèbrent toutes les fêtes juive, si vous n’êtes pas juive ils ne le seront pas ! Et ça cela peut causer plusieurs nuits d’insomnie à votre amoureux israélien aussi laïc qu’il soit.
Après chacun sa réponse, certaines choisissent de se convertir mais il faut savoir que le processus prend plusieurs années et qu’il peut parfois être très contraignant au quotidien. Votre copain israélien va devoir garder sa maison casher, manger casher et ne pas vous toucher pendant 10 jours au moment de vos règles, pas sûr qu’il apprécie finalement… Les motivations de ces femmes sont souvent intellectuelles que ce soit pour s’immerger le plus possible dans la culture de leur pays d’accueil que pour découvrir la philosophie de la religion juive. Parfois, une fois les cours terminés le naturel reprend le dessus et le quotidien revient presque à la normal.
J’ai choisie de ne pas me convertir et mon amoureux israélien ne me l’a jamais demandé. Je tiens néanmoins à fêter les fêtes juives de la même façon qu’il l’a toujours fait dans sa famille, c’est à dire dans le respect des traditions avec un minimum de référence à la religion (de la même façon que je célèbre Noël, le sapin sans la crèche). Nos enfants ne seront pas juifs mais élevé comme des israéliens, seront circoncis et iront à l’armée. En espérant que la société sera aussi tolérante envers eux qu’elle l’est envers moi.

Mon meilleur conseil reste de parler le plus possible de tous ces sujets de tous les autres chocs culturels que vous pourrez rencontrer avec votre amoureux(se), plus les choses sont claires plus elles seront facile à régler. Et si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à m’en faire part, j’essayerais de vous répondre avec ma modeste expérience en Israël avec un amoureux israélien.

 

Boutique Biologiquement.comMariage gris contre mariage mixte

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La lutte contre le « mariage gris » pourrait être l’une des armes pour contenir l’immigration en France. Le projet de loi a été voté mardi au grand dam de l’association Les Amoureux au ban public qui estime qu’elle est discriminante et remet en cause le mariage mixte.
Gris comme un mariage mixte ? L’Assemblée nationale française a adopté ce mardi un texte qui pénalise les « mariages gris », dans le cadre du projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité. Elle est jugée « discriminatoire » par l’opposition et les associations, notamment Les Amoureux au ban public, le mouvement de défense des couples mixtes. Selon le texte de loi, il y a mariage gris lorsque « l’étranger a contracté mariage contrairement à son époux, sans intention matrimoniale ou qu’il a engagé le consentement de son époux en faisant état de qualité essentielles erronées ». Les coupables risquent une peine d’emprisonnement de sept ans et 30 000 euros d’amende. La loi prévoit que le conjoint français puisse saisir les autorités compétentes pour dénoncer l’abus dont il est victime alors que les interrogations se multiplient sur la façon de prouver qu’il y a eu tromperie. « Comment décidera-t-on qu’un étranger a volontairement trompé son conjoint sur ses sentiments ? », a lancé le député Etienne Pinte, issu de la majorité présidentielle (UMP), durant les débats précédant l’adoption du projet.
Ces étrangers, « escrocs » de l’amour
« Seuls les étrangers sont en effet visés par l’aggravation des sanctions pénales qui ne concerne donc pas les ressortissants français qui contracteraient un “mariage gris” avec un étranger », constatent Les Amoureux au ban public dans un communiqué. L’association estime que la loi est également « stigmatisante envers les étrangers puisqu’elle repose sur l’idée qu’ils sont les seuls à tromper leur conjoint sur leur intention matrimoniale ». « Je refuse (…) de soupçonner le seul ressortissant étranger lorsque les motivations du Français ne sont parfois pas plus avouables ni moins désintéressées », faisait également prévaloir la députée socialiste Pascale Crozon.
Les sanctions sont plus sévères que dans le cas d’un mariage blanc qui prévoit cinq ans de prison et 15 000 euros d’amende [1] « Dans un mariage gris, l’un des deux conjoints est sincère alors que l’autre le trompe sur ses intentions, plaidait mardi Eric Besson dans l’hémicycle. Il s’agit de faire en sorte que celui qui abuse des sentiments sincères de son conjoint soit sanctionné plus sévèrement que les conjoints d’un mariage blanc ».
Par ailleurs, selon Les Amoureux au ban public, elle viserait « plus généralement l’ensemble des couples franco-étrangers en renforçant la suspicion qui pèse sur eux dans les discours publics et les pratiques administratives ». Le mariage étant un mode d’acquisition de la nationalité française. « Un mariage sur trois est mixte », écrivait le 30 avril 2009 Eric Besson, le ministre de l’Immigration, de l’identité nationale et du développement solidaire dans les colonnes de Libération. « C’est un constat, un point c’est tout », affirmait-il encore ce mardi en répétant une estimation qui est inexacte si l’on se fie aux données publiées par l’Institut national des études démographiques en (Ined) France.
mariages mixtes
mariages mixtes

En 2008, sur 258 739 mariages contractés sur le territoire, 32 889 étaient mixtes, soit 12,7% des unions en France. Si l’on affine la conception du mariage mixte, ce chiffre peut être même revu à la baisse. Sa définition en France ne tient pas compte des origines des conjoints. « Or, note une étude publiée en novembre 2008 par le département des statistiques du ministère de l’Immigration, la réalité migratoire dans la société française est telle aujourd’hui qu’il ne suffit pas de raisonner en termes d’étrangers et de Français. Les populations installées en France et issues de l’immigration entretiennent des liens avec leurs pays d’origine qui sont régulièrement ravivés grâce aux alliances avec des personnes originaires de ces pays d’origine. » Le document conclut ainsi que « deux tiers des couples mixtes, au sens de l’État civil, se composent de Français qui ont des origines étrangères ».

D’ailleurs, selon Eric Besson, « les victimes sont essentiellement des Françaises d’origine étrangère, abusées par des ressortissants des pays dont elles sont elles-mêmes originaires ». Le ministre reconnaît néanmoins qu’aucune statistique ne vient étayer son propos. De même que « le Gouvernement n’a pas son mot à dire sur les mariages mixtes » dont ne relèveraient pas les mariages gris, une « escroquerie sentimentale ». Le projet de loi doit encore être validé par le Sénat et il appartiendra au Conseil constitutionnel de dire s’il est discriminatoire ou non.

Boutique Biologiquement.comOn sponsorise notre mixité

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Bonjour,
Nous nous présentons: Amandine, française, 24 ans et Malek, 33 ans d’origine marocaine.
Nous sommes parents d’un petit Yanis de quatre ans.

On sponsorise notre mixité
On sponsorise notre mixité

Nous nous sommes rencontrés il y a sept ans, tout nous séparé : notre mode de vie, notre différence d’âge, nos confessions religieuses et notre éducation.
Notre couple? Personne n’ y croyait, à tel point que parfois on en doutait nous même….
Depuis notre rencontre, nous rêvons de nous unir par les liens du mariage mais le contexte ne s’y prettait pas trop, jusqu’à ce qu’on décide de faire nous même évoluer les circonstances!
De budget tres limité, nous avons décidé d’utiliser le sponsoring pour promouvoir cette mixité et s’offir un mariage pas comme les autres…
Nous allons organiser un mariage où fusionneront les deux cultures, un mariage pacifique et unique!
La mixité devient de plus en plus courante de nos jours, pourtant les tabous restent inchangés.
Cela dérange toujours les gens “qu’une fille comme moi soit avec un gars comme lui”
Tabous, apprioris, … Nous souhaitons montrer que la différence est une richesse et qu’il faut savoir y faire face plutôt que de s’en cacher.
Nous sommes actuellement en phase de médiatisation et nous comptons des partenaires tant orientaux que occidentaux.
Ces partenaires sont heureux de participer à ce projet car il est positif et juste.
Venez nous retrouver sur notre site : www.cnotremariage.fr/malikamandine84
A trés bientôt
Amandine&Malek

Boutique Biologiquement.comLa loi applicable au changement du régime matrimonial d’un couple mixte.

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Présentation : En cas de “mariage mixte” (entre deux personnes de nationalités différentes ou dans le cas de français qui s’installent à l’étranger),la loi applicable au régime matrimonial se pose. De ce fait, il est très important de s’informer auprès d’un avocat ou d’un notaire sur cette situation, d’autant que le choix ou le défaut de choix peut avoir des conséquences importantes.La liquidation pourrait s’avérer complexe et conflictuelle lors de la liquidation du régime matrimonial, surtout si les époux ont été amenés à déménager plusieurs fois d’un pays à l’autre…

Mariage couple mixte
Mariage couple mixte

En cas de “mariage mixte” (entre deux personnes de nationalités différentes  ou dans le cas de français qui s’installent à l’étranger ),la loi applicable au régime matrimonial se pose. De ce fait, il est très important de s’informer auprès d’un avocat ou d’un notaire sur cette situation, d’autant que le choix ou le  défaut de choix peut avoir des conséquences importantes. La liquidation pourrait s’avérer complexe et conflictuelle lors de la liquidation du régime matrimonial, surtout si les époux ont été amenés à déménager plusieurs fois…

I- L’importance du contrat de mariage pour opter pour la loi applicable

A) Une formalité simple mais indispensable

Le  choix de la loi applicable au régime matrimonial pourra se faire avant le mariage, voire en cours de mariage, sans que cette formalité ne nécessité une homologation par un tribunal (nécessaire pour le changement de régime matrimonial en présence d’enfants mineurs)

L’article 6 de la convention de La Haye du 14 mars 1978, entrée en vigueur en France le 1er septembre 1992, sur la loi applicable aux régimes matrimoniaux .permet, en cours de mariage de “soumettre leur régime matrimonial à une loi interne autre que celle jusqu’alors applicable” :

soit la loi de la nationalité, soit la loi de la résidence habituelle de l’un d’eux.

Un acte notarié sera établi en ce sens.

Il sera utile lorsque l’un des conjoints est français, de désigner la loi française comme étant applicable et préciser, à cette occasion, le régime matrimonial français de leur choix : communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, communauté universelle…

B) La possibilité d’opter pour la loi du lieu de situation de l’immeuble

deux  lois applicables peuvent être envisageables: une loi pour les biens mobiliers et une pour loi pour un bien immobilier acquis dans un autre pays.

Les époux peuvent soumettre les immeubles qu’ils possèdent, ou certains d’entre eux, à la loi de l’Etat où ils sont situés, et  prévoir que les immeubles dont ils deviendraient propriétaires par la suite seront soumis à la loi de leur situation.

C) Le régime matrimonial légal du pays

1°- Le régime matrimonial communautaire

exemple : La France a adopté le régime de la communauté légale réduite aux acquêts, lequel sera attribué aux époux lors de leur mariage, s’ils n’ont pas exprimé de volonté différente par le biais d’un acte notarié, (séparation de biens, participation aux acquêts, communauté universelle )

Par ce choix légal, ou plutôt par le défaut d’option notariée, tous  les biens acquis par les époux durant  le mariage tomberont en communauté, alors que  les biens que chacun possédaient  avant le mariage, reçus  par succession ou donation restent leur propriété personnelle. On parle de biens propres.

Ce régime concerne donc, 3 types de masses de biens :

-les biens propres de monsieur,

-les biens propres de madame (ceux que vous possédiez avant votre mariage, ou ceux acquis par succession ou donation, ou propres par déclaration d’emploi ou de remploi…)

Article 1405 du code civil :

« Restent propres les biens dont les époux avaient la propriété ou la possession au jour de la célébration du mariage, ou qu’ils acquièrent, pendant le mariage, par succession, donation ou legs. »

– les biens communs, (ceux acquis durant le mariage).

Lors de la liquidation du régime matrimonial, s’opèreront des « reprises » sur les biens propres, mais en outre si un mouvement entre les masses, communes et propre d’un époux, est relevé, la notion de « récompense « permettra de revendiquer une indemnité lors de la dissolution du régime matrimonial, laquelle appelée « récompense » sera due pour rétablir l’équilibre des patrimoines.

L’article 1468 du code civil prévoit qu’en cas de liquidation « Il est établi, au nom de chaque époux, un compte des récompenses que la communauté lui doit et des récompenses qu’il doit à la communauté”

La ou les récompense(s) sera(ont) due(s)

–soit au profit de la communauté lorsque le patrimoine personnel d’un époux se sera enrichi au détriment de celle-ci

— soit au profit de l’époux si la communauté s’est enrichie à son détriment.

Le conjoint, qui invoque la qualité d’un bien comme propre ou qui sollicite une récompense doit en apporter la preuve par tout moyen.

Il démontrera que le bien est un propre au sens de l’article 1402 du code civil (1°) et devra prouver que de l’argent pris dans la communauté a été utilisé pour ce bien propre de l’époux.

L’Italie, le Luxembourg ont adopté ce régime

2°- Le régime séparatiste applicable dans d’autres pays

Ce régime concernera les masses de biens suivantes: les biens personnels de chaque époux, les biens acquis en indivision au prorata de leur apport.

Exemple Liban, Grande-Bretagne, Maroc, Tunisie, Turquie,Japon,Etats-Unis,Autriche…

II Les conséquences du défaut de choix


A) Le défaut du choix et la Loi du premier domicile

Le lieu de célébration du mariage ne sera pas déterminant

En effet, la convention de La Haye de 1978, prévoit qu’à défaut  de contrat de mariage, la loi applicable est celle de la première résidence habituelle des époux. ( avant le mariage ou postérieurement)

B) La possibilité de modifier la Loi applicable du premier domicile.

Si le couple ne prend aucune initiative ni au moment du mariage ni après, la sécurité du régime matrimonial n’est pas garantie. En effet, on peut changer de régime matrimonial sans le savoir. C’est notamment le cas en deux occasions.

1°-Si les époux fixent leur nouvelle résidence dans l’État dont ils ont tous les deux la nationalité.

Par exemple, des époux français soumis à la loi libanaise (séparation de biens) du fait de leur première résidence habituelle au Liban seront soumis automatiquement à la loi française (communauté réduite aux acquêts) dès l’installation de leur nouvelle résidence habituelle en France.

2°- Si les époux ont fixé leur nouvelle résidence habituelle depuis au moins dix ans dans un nouveau pays.

Exemple : du couple franco-espagnol qui se marie et fixe sa première résidence en France. Ils déménagent et s’installent  plus de dix ans en Espagne. Enfin, ils reviennent en France et y restent au moment de leur retraite et y restent plus de dix ans.

On remarque que

-La loi française est initialement applicable (loi de la première résidence de la famille), puis,

-la loi espagnole, puis à nouveau

-la loi française…

3°) en cas de nationalité commune et en l’absence de résidence commune

La loi nationale commune des époux s’applique, (ex : expatriation pour raisons professionnelles de l’un des époux).

Exemple : deux époux Néérlandais : monsieur travaille en France et madame est restée aux Pays-Bas. A défaut de résidence commune, la loi Néerlandaise  s’applique à leur mariage. Si madame vient rejoindre son mari en France, leur mariage peut être soumis automatiquement à la loi française.

4°) en l’absence de nationalité et de résidence commune

La loi de l’Etat avec lequel les époux présentent des liens étroits

Demeurant à votre disposition pour toutes précisions.

Maître HADDAD Sabine

Avocate au barreau de Paris

Boutique Biologiquement.comTémoignage de couples mixtes

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Rodney, 30 ans, et Hélène, 27 ans

Rodney, Français d’origine gabonaise : « Je suis né en France de parents gabonais. J’ai vécu au Gabon de 6 à 13 ans. Je suis fortement attaché aux deux cultures. Il y a beaucoup à apprendre des cultures africaines, beaucoup moins individualistes que les sociétés occidentales. Dans la vie commune, tous les couples ont des différences culturelles. La richesse du couple mixte, c’est peut-être qu’il est plus évident d’en parler, ce qui crée une plus grande compréhension réciproque. Si on a des enfants, je souhaite qu’ils reçoivent les deux cultures. On peut leur offrir le meilleur des deux, pourquoi s’en priverait-on ? »

Hélène, Française : « Depuis que nous sommes ensemble, je découvre le racisme de la société française. Il est souvent lié à l’ignorance. Comme lorsque nous nous sommes mariés au Gabon et qu’en voyant les photos bousculer_les_prejuges_mode_unecertaines personnes se sont étonnées que je ne me sois pas mariée dans une case. Mes parents sont très tolérants, heureusement, car deux de mes trois frères vivent avec des femmes d’origine étrangère. »

Loïc, 36 ans, et Yating, 28 ans

Loïc, Français : « Nous nous sommes rencontrés devant une boîte de nuit en 2002. Nous avons vécu ensemble très vite et nous sommes mariés à Paris. Les problèmes administratifs ont commencé en 2007. Yating était retournée en Chine pour voir sa famille et elle n’a pu obtenir de visa pour revenir. Nous sommes restés séparés plus d’un an. Cela a été très éprouvant. Enfin, après de multiples recours, elle a pu venir me retrouver en septembre et nous attendons désormais un permis de séjour d’un an. Cette épreuve nous a vraiment soudés. Ma famille bretonne a accepté Yating sans aucun problème. Elle l’a accueillie comme une personne et non comme la ressortissante d’un pays étranger. D’ailleurs, autour de nous, la curiosité est toujours bienveillante. »

Yating, Chinoise : « Lorsque l’on s’est mariés, nous sommes partis dans ma famille pendant trois mois. Ma mère était très contente de rencontrer Loïc. Les enfants, on n’y pense pas vraiment car on vient de se retrouver, mais quand ça arrivera, je veux qu’ils reçoivent la double culture, ils apprendront le chinois comme le français. »

Sébastien, 37 ans, Martine, 37 ans, Tanguy, 9 ans, et Marie-Lou, 5 ans

Sébastien, Français : « J’ai rencontré Martine quand j’étais en coopération à Yaoundé, en 1995. Nous nous sommes mariés au Cameroun en 1998 car la France exigeait un visa de futur conjoint impossible à obtenir. Ma famille avait peur de la pauvreté. La question de la différence de couleur, de culture n’est finalement pas le noeud du problème. Au départ, c’est l’argent le principal obstacle. Après dix ans de mariage, j’ai l’impression que nous avons dépassé les clivages culturels : au début tu analyses tous les problèmes au regard de ces différences et puis tu finis par te rendre compte que tu cherches des explications là où il n’y en a pas. »

Martine, Française d’origine camerounaise : « Je viens d’un milieu très pauvre. Au départ, ça n’a pas été facile d’être assimilée à celle qui va profiter des autres. Mes beaux-parents avaient peur que je ne fasse venir toute ma famille en France ! Peu à peu, les choses se sont apaisées. Nous revenons d’un voyage à Yaoundé avec les enfants, et je me dis qu’il faut y aller plus souvent, pour qu’ils voient leurs cousins, leurs grands-parents, et comprennent leur façon de vivre, si éloignée de la nôtre. »

Boutique Biologiquement.comLes mariages mixtes de plus en plus contrôlés au Maroc

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Factures de téléphone, mails, photos…, elle a «tout livré» de sa vie. Mais ni la Commission de recours contre les refus de visa, ni le Conseil d’Etat qu’elle a saisi en référé n’ont rien voulu entendre. Mariés depuis janvier, Marie et Yassir, 25 et 24 ans, partagent leur vie quotidienne par Webcam interposée.

A Fès, Yassir attend vainement que le consulat français lui accorde un visa pour rentrer en France s’installer avec son épouse. Ils se sont rencontrés en 2004, à Dijon, où tous deux faisaient leurs études. Fin 2006, l’administration a refusé de renouveler le titre de séjour de Yassir. Ils étaient pourtant déjà pacsés et Yassir avait une promesse d’embauche. Plutôt que de rester en France en situation irrégulière, Yassir est reparti pour «reprendre les démarches, en toute légalité, au Maroc» et ainsi «mettre toutes les chances de (leur) côté». Depuis, il attend toujours. Envahi d’un sentiment de «grande lalla_salma_du_maroc_referenceinjustice», il trouve la situation «incompréhensible». Car «nous faisons tout en règle, nous avons un vrai projet d’avenir…». Leur mariage, au Maroc, a été transcrit par l’état civil français. Le cas de Marie et Yassir n’est pas isolé. Pour beaucoup de ces couples qu’on appelle « mixtes », le mariage est devenu un parcours du combattant. Une réalité qui a conduit en juin 2007 à la création, à Montpellier, du collectif «Les amoureux au ban public». En un an, ce mouvement s’est implanté dans plus d’une vingtaine de villes et a rassemblé deux mille couples de tous milieux et de toutes origines. Ils sont confrontés à des lois de plus en plus strictes et des pratiques administratives kafkaïennes, au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l’immigration familiale. Mercredi 16 juillet, ces couples lancent une campagne d’opinion, avec une plate-forme de dix revendications, pour que leur droit à vivre librement soit respecté.

Une procédure complexe

«La délivrance d’un visa à un étranger pour lui permettre de se marier en France avec une personne française est très exceptionnelle. Dans l’immense majorité des cas, il est refusé et les couples sont obligés soit de se marier à l’étranger, soit de demander un visa de tourisme pour le conjoint non français», constate Nicolas Ferran de la Cimade, à l’origine du mouvement.

A l’étranger, il faut obtenir au préalable du consulat de France un certificat de capacité à mariage, puis, le mariage célébré, demander sa transcription auprès de l’état civil français. La procédure peut prendre plusieurs mois. En France, le couple prend le risque de vivre un temps dans l’illégalité et d’être soumis à une enquête. Le Conseil constitutionnel a rappelé que l’irrégularité du séjour n’est pas un indice suffisant pour suspecter un défaut de sincérité et ne doit pas entraver la liberté de mariage… Pourtant, certains élus locaux saisissent systématiquement le procureur, que le conjoint étranger ait ou non des papiers. Ouafaâ, marocaine, travaille en France depuis 2006 en toute légalité comme secrétaire traductrice. Elle a épousé en janvier un chercheur du CNRS. Elle n’a pas du tout aimé cette «intrusion dans l’intimité» de son couple avant son mariage : «Quel est notre délit : de s’aimer ?». En 1981, l’obligation pour les étrangers d’obtenir l’autorisation du préfet pour pouvoir se marier a été supprimée. Mais, «de fait, cette autorisation est rétablie : le procureur s’est simplement substitué au préfet!».

Danilo Casti

Version en ligne : http://www.lagazettedumaroc.com