Depuis la proposition de Yazid Sabeg, Haut Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, visant à établir des statistiques ethniques, dans le but de favoriser la « discrimination positive », les esprits s’échauffent.

En effet, quand certains y voient l’opportunité de pousser les entreprises et les institutions à intégrer des « français d’origine… » dans leurs équipes, d’autres y voient d’éventuelles dérives discriminatoires, loin d’être positives.

Il faut rappeler que la collecte d’informations personnelles qui font apparaître des critères raciaux ou ethnique sont proscrit par la loi informatique et liberté de 1978, révisée durant l’été 2004. Cependant, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des libertés) est amenée parfois à fournir des dérogations pour des organismes statistiques du moment que les données soient collectées à titre anonyme.

Cependant, cette disposition a de quoi soulever de multiples questions. Tout d’abord, comment comprendre le fait que l’une des premières dispositions du Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, censé être le garant des droits des plus discriminés, soit une mesure statistique discriminante (positivement peut être, mais discriminante) ? D’autre part, quelles utilisations concrètes le gouvernement souhaiterait-il mettre en place ? N’y a-t-il pas risque de dérives ? Enfin, n’est-il pas paradoxal de discriminer positivement lorsqu’on parle d’intégration ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Débat proposé par Bourriquet


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