Boutique Biologiquement.comCouples mixtes, “Vive notre différence !”

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Choisir un partenaire d’une autre origine, c’est tentant mais pas toujours facile à vivre au quotidien. Le plus dur : l’accueil mitigé des familles. Voici quelques couples pour qui l’union mixte fait la force.
Des difficultés ?

On en a rencontrées comme tous les couples, s’exclame Monique. Et on continue d’en rencontrer. Non parce qu’Emmanuel est noir et que je suis blanche, mais parce qu’il est un homme et que je suis une femme, qu’il a sa interracial-mixed-race-couplefaçon d’être et que j’ai la mienne. ” 30 % des unions et 12 % des mariages (1) ! Nous sommes de plus en plus nombreux à être tentés par l’aventure avec cet autre qui nous vient d’ailleurs. D’ailleurs ? Plus forcément. Immigré de la deuxième ou troisième génération, il ou elle est souvent de nationalité française. Il n’en demeure pas moins une différence : d’origine, de couleur, de culture, de langue ou de religion.

Une différence enrichissante, mais pas toujours facile à vivre au quotidien. Le plus dur : l’accueil par les familles. Comment ces unions se forment-elles ? Pas de règle générale, affirment sociologues et psychologues. Toutefois, certains individus seraient plus prédisposés : parce qu’ils ont toujours été en contact avec des cultures étrangères, ou qu’ils sont eux-mêmes issus d’une union mixte. Avoir été marginalisé dans sa propre famille – à cause de ses goûts, de ses valeurs – favoriserait aussi l’attrait de cet ” autre “. Sur le plan fantasmatique, ce choix protégerait de la peur inconsciente de l’inceste. Si j’épouse quelqu’un venu d’ailleurs, je suis sûr de n’épouser ni mon frère ni ma sœur, ni mon père ni ma mère. Parfois, cette quête obéit à un besoin de repères disparus. Nombre d’Occidentaux souffrent de l’érosion des rôles traditionnellement dévolus aux hommes et aux femmes, et se tournent vers les cultures asiatiques, africaines ou méditerranéennes qui, elles, font toujours… la différence.

Mais pour que ça marche, chacun doit faire des concessions et mettre de l’eau dans le vin de son pays. Se trouver des points communs – musique, sport, etc. – aide à contrebalancer le poids de cette différence, qui pèse surtout aux familles. Nés au pays, les parents ont parfois du mal à s’en accommoder. Mais il est rare aujourd’hui que l’on renonce à l’élu de son cœur pour sacrifier au plaisir du clan. C’est lorsque l’enfant paraît que le choc des cultures peut s’avérer douloureux : quelle religion, quelle tradition choisir ? Celles de son père ou de sa mère ? Les couples mixtes seraient aussi plus fragiles, davantage exposés à la rupture. Finalement, tous les couples sont mixtes : à défaut d’être étranger, l’autre est toujours un être étrange.
Isabelle Taubes

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