Boutique Biologiquement.comNathalie, chrétienne, a épousé Hicham, musulman

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« Nos parents avaient peur »

« C’est déjà compliqué d’être en couple, alors pourquoi se rajouter des difficultés en épousant une personne de culture et de religion différentes ? » Incompréhension et inquiétudes furent les premières réactions des familles d’Hicham et de Nathalie, à l’annonce de leur décision

de s’unir pour la vie. Conscients des barrières culturelles, ces derniers ont attendu quatre ans avant de parler de leur histoire d’amour. Lui, est musulman, né en Normandie de parents marocains, et elle est chrétienne, née en Martinique.

« Mes parents ne connaissaient aucun couple mixte. J’ai dû les rassurer notamment sur la place de la femme et l’éducation des enfants », explique Nathalie, qui a réussi, à force, à faire accepter son couple. Du côté des parents d’Hicham, les préjugés furent plus solides : « Ils vivent en France depuis trente ans, mais ils n’envisageaient pas qu’un de leurs quatre fils puisse se marier avec une fille sans origine marocaine. » « Notre cœur a battu jusqu’au mariage. Car les parents d’Hicham refusaient de venir, mais ils ont changé d’avis au dernier moment. La veille de la cérémonie, nos parents se sont rencontrés pour la première fois et ont appris à se connaître », raconte, émue, Nathalie. Les deux tourtereaux se sont finalement dit « oui » l’été dernier, à l’église de Savigny-sur-Orge, avec le père Jacques Pe, un pionnier des unions mixtes. Et ils ont aussi organisé une cérémonie religieuse musulmane.

Mais ne parlez pas de « différence religieuse » à Hicham : « Il est plus difficile pour un croyant d’être avec une non-croyante. Nath et moi sommes très pratiquants, ce qui nous rapproche. » Et Nathalie d’ajouter : « Nos deux familles ont désormais l’esprit plus ouvert. Nous avons moins de tabous et abordons les sujets sensibles. » Aujour­d’hui installé dans un charmant appartement à Orléans, mélangeant style marocain et antillais, le couple pense aux enfants : « Nous leur donnerons les bases d’une éducation religieuse, mais nous les laisserons libres de choisir leur foi. »

par Céline Marcon

Sources http://www.lavie.fr/

Boutique Biologiquement.comLe couple mixte

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Pour le couple mixte, même les actes apparemment simples de la vie de tous les jours deviennent exotiques. «Quand tu es marié avec quelqu’un d’une autre culture, tout surprend. Les petits événements deviennent compliqués.» Lui, le Parisien, a épousé une princesse africaine. Elle mange du riz tous les jours. Le riz, il aime, mais en risotto, uniquement. Il aime bien s’asseoir à table pour dîner; elle ne peut manger qu’assise par terre, avec les doigts. L’inverse est aussi vrai. Lui, le Sénégalais, marié à une Française, a dû

couple mixte en France

apprendre à ses amis à téléphoner avant de passer et, surtout, à éviter de s’installer des heures entières, comme au pays. «S’il n’y a pas un peu de savoir-vivre, au bout d’un mois, c’est fini.»

Avec un conjoint d’une culture qui n’est pas la sienne, il faut une sacrée dose de respect pour l’autre. On a vite fait de réagir négativement. «Un couple mixte est plus riche que les autres, mais il est aussi plus difficile à vivre, assure la jeune femme. Par nos différences, on rappelle à l’autre qu’il n’est pas le centre du monde. Il y a une perpétuelle remise en question.»

Le couple mixte croit au mariage. Peut-être parce qu’il est plus compliqué, il faut travailler davantage pour qu’il marche. Selon les études de l’Institut national d’études démographiques (Ined), plus de 30% des couples «ordinaires» jettent l’éponge au bout de dix-sept ans, contre 22% pour les couples mixtes. On croit tellement au mariage qu’on officialise plus souvent. «On constate une croissance des mariages mixtes alors qu’il y a en général un déclin de l’institution», note Michèle Tribalat, chercheur à l’Ined. Depuis 1973, il y a plus de 20 000 unions mixtes par an, c’est-à-dire des conjoints de nationalité, de religion ou de culture différentes. Elles représentaient 6,7% des mariages en 1982 et plus de 12% une décennie plus tard. Ici, l’adage serait plutôt: ceux qui ne se ressemblent pas s’assemblent. «Nos goûts sont très différents, dit l’Africaine. Nous avons nos propres passions, mais nous sommes fiers de ce qu’est l’autre. C’est ce qui nous a fait tenir.»

L’enfant du couple mixte a une façon bien à lui d’intégrer les deux cultures. «La Belle au bois dormant s’est piquée avec une aiguille, a mouru et elle est allée voir Bouddha.» Il est parfois un peu perplexe. «Pourquoi les escargots sont en noir pour aller à l’enterrement d’une feuille morte? interroge Leila, qui est allée à l’enterrement d’un oncle en Afrique. Le deuil, c’est en blanc.» Dans le couple mixte, la planète est plus grande.